Site de l'académie de Versailles

Accueil > Enseignements > Français > Evénements > Deuxième soirée théâtre pour les 3è avec Camille Claudel

Deuxième soirée théâtre pour les 3è avec Camille Claudel

par Mme Entrevan

Les élèves de 3è3 et 3è5 ont assisté le 29 novembre dernier à leur deuxième pièce de théâtre à la Ferme de Bel Ebat :

La pièce de théâtre Du rêve que fut ma vie de Camille CLAUDEL, vue le mercredi 29 novembre, retrace la vie de Camille Claudel à travers certaines lettres écrites qu’elle a écrit qui n’ont pas été envoyées et certaines autres écrites par Rodin ou par son frère Paul, qu’elle n’a jamais reçues. La lecture de ces courriers, donne une atmosphère spéciale. Cette œuvre était intéressante. En effet, chaque éléments de la pièce nous ramène à un moment important de la vie de Camille Claudel tels que le costume aux manches déchirées fait penser aux camisoles des hôpitaux psychiatriques. La scène s’est déroulée avec très peu de couleurs, les papiers étaient blancs et le reste noir. Camille TROUVÉ, l’actrice, à l’aide des lumières s’est exprimée en faisant des ombres chinoises. Elle pliait, déchirait, froissait, lissait le papier selon ses humeurs. Une contrebassiste accompagnait chaque humeurs des personnages par des sons sculptés avec différents outils, sur toutes les parties du corps de l’instrument.
Cette pièce m’a étonnée, j’ai aimé toute la mise en scène mais ce n’est pas pour autant qu’elle m’a plu. (Lilou 3è3)

La pièce Du rêve que fût ma vie de la compagnie les Anges au plafond, de Camille Trouve et Brice Berthoud, raconte l’histoire de Camille Claudel, dans les années 1900 à Paris. Camille est la plus grande sculptrice de son temps, maîtresse de Rodin, celle-ci va longtemps rester dans l’ombre de son tuteur. La pièce dénonce l’inégalité des femmes par rapport aux hommes, nous pouvons y voir la jeune femme dans toute son intimité. Délaissée par sa famille et par son frère, Paul, nous voyons doucement Camille sombrer dans la folie. Le papier est l’un des éléments clés de la pièce et il est très utilisé. Les nombreuses lettres que la comédienne utilise dans la pièce sont inspirées des traces laissées par ses correspondances. Elle va cependant tomber dans la paranoïa et finira sa vie internée dans un asile psychiatrique. J’ai choisi le thème des costumes que j’ai trouvé particulièrement intéressant, en effet l’actrice interprétant Camille Claudel les façonnait elle-même. Au début de la pièce, son costume était simple et assez sombre afin de mettre en avant les différents papiers, objets et marionnettes qu’elle créait de ses mains. Elle a ensuite porté une robe crème à boutons, qu’elle a fini par déchirer. On peut l’interpréter de plusieurs façons différentes, en fonction de son humeur, de l’évolution de sa vie, de son internement...J’ai trouvé que la pièce avait un univers très particulier, j’ai eu du mal à y rentrer. Cependant les jeux de lumières, la musique ainsi que les formes du papier étaient très originales. (Sjann 3è5)

Des correspondances entre Rodin et Camille, nous comprenons que le couple s’aimait passionnément et que Camille admirait beaucoup le sculpteur qui a été son maître. Par ailleurs, Camille semble beaucoup souffrir de son absence.
De la pièce, il ressort également la très grande liberté de Camille Claudel qui a choisi délibérément de vivre différemment des femmes de son époque : c’était une artiste qui voulait gagner sa vie par elle-même, qui vivait seule et n’était pas mariée et qui ne voulait pas d’enfant. Or, cela n’était pas du tout normal au temps où elle vivait. Pour pouvoir être libre, elle a dû se rebeller contre les règles de vie habituelles et aussi contre les hommes qui détenaient le pouvoir.
Pour exercer son art de sculptrice, elle rencontre des difficultés : par exemple, elle demande un marbre pour pouvoir sculpter et se recommande de Rodin mais cela ne suffit pas et elle ne l’obtient pas. Il me semble que les hommes avaient peur que Camille Claudel leur fasse de la concurrence et que l’on se rende compte qu’elle avait peut-être plus de talent qu’eux et devienne plus populaire. Ils l’ont donc empêchée de faire autant de sculptures qu’elle l’aurait voulu.
Dans les décors, tout rappelait la matière du papier, ce qui nous faisait penser aux lettres reçues ou envoyées à Camille. Au sol, il y avait comme un grand livre dont les pages étaient tournées, l’interprète de Camille utilisait des feuilles de papier blanc pour la mise en scène des lettres : parfois, elle les déchirait, une fois, elle sculpta le papier pour faire le corps de Rodin, une fois elle se recouvrit de papier pour mimer qu’elle était malade. A la fin de la pièce, j’ai compris qu’elle était devenue folle car elle jetait de très nombreuses feuilles de papier qui étaient toutes noires et non plus blanches comme pendant toute la pièce.
La musique accompagnait certains passages : lorsque Camille sculptait, la contrebassiste frappait sur son instrument, lorsque Camille était calme, la musique était plus douce et lorsqu’elle était prise de crises de folie, la musique était plus forte et plus rythmée.
Il avait également peu de costumes : seule l’interprèe de Camille change de tenue à des moments importants de la pièce : elle se déshabille, ce qui nous fait comprendre qu’elle est amoureuse de Rodin, elle fait tournoyer ses manches et sa robe, ce qui nous fait comprendre qu’elle bascule dans la folie. (Bastien B. 3è5)

Du rêve que fut ma vie est une pièce de théâtre qui raconte la vie de Camille Claudel à partir de lettres écrites par Camille Claudel ou reçues par elle.
La pièce est jouée par deux comédiennes : une comédienne interprète Camille Claudel. L’autre joue de la contrebasse et donne des informations sur les lettres qui sont lues. Elle donne de l’impulsion à la pièce en jouant ou en tapant fort sur la contrebasse. Au début de la pièce les lettres parlent de son travail. Elle écrit à une amie. Ensuite elle écrit au ministre pour lui demander du marbre. Il ne lui donne pas car il pense que ça n’est pas elle l’artiste mais que c’est Rodin. La comédienne danse de plus en plus violemment, elle parle seule, elle se déshabille... on sent que Camille devient folle car Rodin l’utilise pour ses sculptures et les gens pensent que c’est Rodin qui fait tout. Elle n’est pas reconnue. De plus, on lui reproche d’être une femme et de vivre seule. Elle est enfermée dans un hôpital psychiatrique. La comédienne s’enroule dans du papier pour montrer son enfermement, elle chiffonne et jette tous les papiers en l’air pour montrer sa colère et son impuissance. Lorsqu’elle est enfermée, une lettre de son frère est lue mais elle ne l’a jamais reçue. Elle écrit à son tour une lettre qui n’est jamais parvenue à son frère. A la fin de la pièce, alors qu’elle est à la fin de sa vie et qu’elle enfermée depuis plus de vingt ans, une lettre de son agent est lue. Il lui écrit que Rodin pleurait devait les œuvres de Camille et qu’elle était une grande artiste, mais c’était trop tard pour elle. Dans la pièce, on sent bien que Camille Claudel devient folle au fur et à mesure, qu’elle n’est pas reconnue et qu’elle est trahie par son maître, Rodin. (Clémentine 3è3)

La pièce de théâtre Du Rêve que fût ma vie de Camille CLAUDEL parle de cette dernière, sculptrice et artiste peintre française. Tout au long de la pièce, nous la voyons lire des lettres non expédiées souvent écrites par Rodin. Elle manipule le papier, le pli et le déchire au son de la contrebasse.
J’ai plus particulièrement travaillé sur le thème de la correspondance. Sur le sol de la scène, de nombreuses lettres sont disposées. Claudel les ramasse une par une pour les lire. Une des deux actrice joue de la contrebasse et donne des informations sur les lettres : le destinataire, les dates, le musée où elles se trouvent actuellement, si l’expédition a eu lieu… De plus, certaines lettres ont été censurées.
Finalement, j’ai bien aimé la pièce de théâtre de Camille Claudel sans pour autant avoir tout compris. (Esther Boiron 3è5)

J’ai bien aimé la pièce de théâtre Du rêve que fut ma vie de Camille Claudel, notamment tous ces jeux de lumières avec les lampes et les feuilles. J’ai aussi apprécié les allusions avec des gestes que faisaient l’actrice pour exprimer des idées même si quelques fois je ne les ai pas toutes comprises. Le jeu de l’actrice faisait que le public se sentait proche d’elle. J’ai trouvé que la musicienne a été très performante pour exprimer des émotions grâce à la musique, notamment celle de la peur où elle a fait grincer et frotter très fort ses mains contre la corde.
Je trouve que la liberté de Camille Claudel à son époque a très bien été imitée, par exemple grâce aux costumes que portait l’actrice. (Aleksander 3è5)

Portfolio


| Plan du site | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page | SPIP | ScolaSPIP
Site du collège Hélène Boucher, Voisins le Bretonneux (académie de Versailles)
Directeur de publication : Philippe Lumat