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La pièce Matin Brun jouée devant toutes les classes de 3èmes

par Elèves, Mme Entrevan

Jeudi 18 février, au réfectoire, tous les élèves de 3èmes ont pu assister à la représentation de Matin Brun par la Compagnie l’Emporte Voix, une nouvelle de Franck Pavloff étudiée en classe auparavant. C’est l’acteur Arnaud Beunaiche qui a interprété la nouvelle.

On avait l’impression qu’il jouait par cœur le livre (Paul). Il n’y avait qu’un acteur en scène (Nadine) mais il jouait plusieurs personnages, le narrateur, son ami Charlie (Léa P.). Il racontait la scène au passé jusqu’au moment où l’action rejoignait le présent (Camille). Il n’y avait pas de cadre spatio-temporel précis (Laurine). Le personnage principal avait certains appareils technologiques comme la tablette et l’ordinateur donc la pièce pouvait être à notre époque (William) Pendant la pièce, le personnage vérifiait que toutes les portes étaient bien fermées car il devenait paranoïaque au fur et à mesure de la montée du pouvoir totalitaire (Manon). La valise, mise en évidence, montrait qu’il pouvait partir à tout moment (Jade). L’acteur ne restait pas seulement sur scène, il déambulait partout dans la salle (Heidi). Une voix off intervenait et lisait un texte : ce texte était lu par Stéphane Hessel, un important philosophe de notre temps qui a fait la préface du livre On n’a rien vu venir (Pauline). Au fur et à mesure de l’histoire, les personnages correspondant aux critères de l’état totalitaire diminuaient de plus en plus et à la fin, le personnage principal n’en faisait plus partie (Maëlle). A la fin de la nouvelle, l’auteur suggère que le narrateur va ouvrir la porte alors qu’à la fin de la pièce de théâtre, le personnage part se cacher (Marie).

Le décor et les accessoires évoluaient : tous les éléments devenaient bruns (Heidi) à cause de l’état totalitaire : la nappe, ses habits, les meubles (Aymeric).

Dans une seconde partie, il y a eu un débat. Arnaud Beunaiche nous a demandé si nous ressemblions au personnage : j’ai été le seul à dire « oui » (Maxime). L’acteur nous a démontré que nous étions tous influençables car nous étions tous habillés de la même manière (Juliette) : les élèves des quatre classes de 3èmes portaient tous des jeans et chaussaient des « nike » (Alexis). Nous ne sommes pas aussi libres de nos choix que nous le pensions (Léa H.) Nous allons tous voir les mêmes films au cinéma (Juliette). Même de nos jours, il y a des formes de propagande : il a pris l’exemple de « Nabilla » que nous connaissons tous (Brice) alors que nous n’avions pas entendu parlé de Stéphane Hessel. Il nous a montré aussi que nous ressemblions tous au personnage principal (Cloé). C’était une leçon de vie (Viguen). Arnaud Beunaiche a joué la pièce dans de nombreux établissements et dans d’autres pays : en Chine, il a été censuré (Charles) et en Arabie Saoudite, il a joué clandestinement (Romain). Il a souligné qu’il fallait absolument défendre la démocratie (Alexandre). La dictature n’est jamais vraiment loin : il faut se méfier (Emma).

La classe de 3èmes1.

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